COMMUNIQUÉ : Devoir de vigilance : le texte est rejeté, les masques tombent

Réuni en COREPER, les ambassadeurs européens ont rejeté aujourd’hui l’accord sur la Directive sur le devoir de vigilance des entreprises. Une défaite cuisante pour l’environnement et la défense des droits humains.

Pour Marie Toussaint, eurodéputée écologiste : “La  directive sur le devoir de vigilance était  le texte le plus attendu de cette mandature pour enfin rendre les multinationales responsables d’utiliser le travail forcé des Ouïghours et des enfants, de maltraiter les ouvrières du textile ou de construire de nouvelles bombes climatiques comme le projet EACOP. Parmi les seules législations du Pacte Vert visant à reprendre en main l’économie, cette Directive était attendue et demandée de vive-voix par la société civile, les syndicats, les organisations internationales dont l’ONU, et les entreprises elles-mêmes.

Malgré des années et des mois de travail acharnés pour convaincre un à un les pays européens de l’importance capitale de cette nouvelle législation, la Directive ne verra donc peut-être pas le jour sous cette mandature… Après le revirement du gouvernement allemand, un certain nombre de pays européens ont renoncé à soutenir cette loi pionnière en Europe, dont l’Italie qui a fait basculer le vote.

La France a de son côté joué un rôle ambigu et a envoyé des signaux contradictoires la veille du vote, annonçant vouloir abaisser le nombre d’entreprises concernées par la directive. Une attitude très loin de ce qui aurait été nécessaire de faire pour sauver le texte au moment où il était si évidemment en danger.

Tout n’est pas complètement perdu, il reste encore une dernière étape: le vote en Conseil des Ministres. Les ministres européens doivent prendre leur responsabilité et soutenir cette avancée majeure pour les droits humains, l’environnement et le climat. Ils se doivent d’être au rendez-vous de l’Histoire.

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