Ensemble, finissons en avec les écocides

Partout, les atteintes graves aux écosystèmes se multiplient. Le changement climatique, l’effondrement de la biodiversité, le franchissement, déjà, de 6 des 10 limites planétaires sont des défis que nous devons absolument relever.

Pourtant, aujourd’hui notre droit est inadapté à la destruction de plus en plus rapide du vivant. Ça doit changer.

Il est temps de reconnaître le crime d'écocide.

Ces dernières années, et encore plus ces derniers mois, l'écocide s'est hissé au coeur de l'actualité, en France, et partout dans le monde. En Europe les choses s'accélèrent et au Parlement Europée, l'écocide est discuté dans de plus en plus de commissions.

Ensemble nous pouvons nous mobiliser pour modifier profondément et à tous les niveaux le droit applicable aux atteintes à l'environnement.

Nous ne sommes pas seul-es ! Partout dans le monde des voix s’élèvent. En Suède, en Belgique, au Royaume Uni, dans les Républiques des Maldives et de Vanuatu notamment, gouvernements, syndicats, partis politiques et citoyen-nes se mobilisent pour reconnaître l’écocide, et ainsi prévenir les crises environnementale et climatique.

Vous aussi, portez ce combat à nos côtés pour demander aux dirigeant.e.s de l'Union Européenne justice pour la planète.

Ensemble, finissons-en avec les écocides

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Ensemble, portons la reconnaissance de l'écocide en Europe.

Tous les signaux écologiques sont au rouge. L’extinction des espèces fait rage, les limites planétaires sont en grande partie dépassées, la biodiversité est menacée, la déforestation continue à nous rendre plus vulnérables aux pandémies zoonotiques comme celle du Covid 19. Et pourtant, notre droit reste inadapté à l’Anthropocène et les crimes contre l’environnement, parmi lesquels les plus graves : les écocides, restent impunis.

Nous le savons : condamner l’écocide est aussi un enjeu de justice sociale, car quasiment partout, ce sont les plus vulnérables qui sont les plus exposé.e.s aux pollutions et aux activités dangereuses. Or, celles et ceux qui ont les moyens de porter gravement atteinte à notre planète sont évidemment celles et surtout ceux qui détiennent le plus de ressources…

Nous en connaissons certains : les responsabilité « différenciées » des Etats du monde en matière d’émissions de gaz à effet de serre sont reconnues depuis longtemps dans les textes internationaux ; les dirigeant.e.s des entreprises à l’origine de catastrophes environnementales (Tchernobyl, Fukushima, Bhopal ou encore Chevron en Equateur, agent orange au Vietnam, chlordécone aux Antilles...) s’en sont tirés sans condamnation réelle ; le Carbon Disclosure Project a enfin et entre autres montré que 25 entreprises (publiques et privées) seulement sont à l’origine de 50% des émissions de gaz à effet de serre entre 1988 et 2015, tandis que la criminalité environnementale est devenue la 4e source mondiale de financement des organisations terroristes... Il est temps d’engager et de reconnaître la responsabilité de chaque personne privée ou morale (Etats et entreprises) qui portent des atteintes majeures aux écosystèmes et donc à la capacité des êtres humains de vivre sur notre planète.

Face à l'indicible destruction d’écosystèmes majeurs, entraînant des effets aujourd’hui et sur les générations futures, comment accepter l’indifférence et l’impunité ?

Ce dont nous avons besoin s'apparente à une révolution.

Notre survie est engagée. Les grosses entreprises, les Etats qui encouragent ou laissent faire, l’exploitation sans limite des ressources naturelles, détruisent des écosystèmes et portent atteinte aux droits des plus de 7 milliards d'êtres humains peuplant aujourd'hui la planète comme à ceux des générations futures.

Le dimanche 21 juin dernier, les citoyen-nes de la Convention Citoyenne pour le Climat rendaient leurs conclusions, affirmant que la destruction de la planète ne pouvait plus rester impunie ; qu'il fallait prévenir, tout autant que punir, les actes qui mettent en danger la sûreté de la planète pour l'humanité. Les promesses d'Emmanuel Macron l'engage. Et nous engage toutes et tous.

Mais il s'agit d'un combat que nous devons aussi mener au sein de l'Union Européenne !

Le Président français, les gouvernements des autres Etats-membres, et la majorité des parlementaires européen.ne.s doivent désormais s'engager résolument dans une dynamique vitale : celle d'accompagner un travail juridique sur la reconnaissance de l’écocide pour son inscription dans la loi de l'Union, ainsi que de porter la reconnaissance du crime d’écocide au niveau international, notamment au sein du Statut de Rome, pour permettre la saisine de la Cour pénale internationale.

Il n’est plus possible de laisser impunis de tels crimes contre la nature. Ces atteintes aux écosystèmes sont autant d’atteintes à nos droits et à ceux des générations à venir. L'Europe est le continent des droits humains. Elle peut une nouvelle fois marquer l’histoire mondiale, en faisant avancer les droits de la nature dont nous faisons partie.

Aux décideur.e.s de toute l'Union : portons enfin la reconnaissance de l’écocide.

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